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16/02/2010

DECROCHAGE SCOLAIRE : UNE PRIORITE !

 

Le Gouvernement fédéral et le Gouvernement bruxellois viennent d’envisager des pistes de solutions concertées pour enrayer efficacement l’insécurité.
La lutte contre le décrochage scolaire figure parmi les priorités.

Pour La Solidarité se réjouit que cette problématique soit réellement prise en compte par les pouvoirs publics et profite de cette initiative pour rappeler que la lutte contre le décrochage scolaire est un combat de tous les jours, initié depuis longtemps par de nombreux acteurs. Un dialogue ouvert et constructif promet donc de grandes avancées en la matière.

Bruxelles n’est pas la seule à mener ce combat. Nos voisins européens doivent faire face à des difficultés et à des conséquences similaires aux nôtres. Un jeune qui quitte précocement les bancs de l’école subit bien entendu des retombées néfastes d’un point de vue tant économique que social, mais c’est aussi la société dans son ensemble qui est affectée par le phénomène. L’actualité de ces dernières semaines nous rappelle cette réalité.

Au sein de l’Union européenne, les jeunes qui ont décroché représentent environ 15% de jeunes de 18 à 24 ans. Dans le nouveau cadre stratégique « Education et formation 2020 » adopté par le Conseil en mai 2009, l’UE entend réduire ce taux de 10% d’ici à 2020.

L’été passé, la France, par le biais de Martin Hirsch, Haut commissaire à la Jeunesse, a lancé différentes expérimentations, notamment dans le Nord-Pas-de-Calais où l’on compte 10 000 jeunes qui sortent du système en cours d’année. Une convention a été signée en ce sens entre l’Etat et la région.

On constate donc que la Belgique n’est pas la seule à vouloir lutter contre le décrochage. Dès lors, pourquoi ne pas envisager un « partage de bonnes pratiques » entre acteurs de divers pays européens ? Un moyen efficace d’apporter des réponses concrètes en Région bruxelloise. Car les réponses déjà formulées sur le terrain bruxellois ne demandent qu’à être enrichies par des expériences étrangères.

Pour rappel, différentes associations – Pour la Solidarité, le Rotary Club de Bruxelles, SOS Jeunes et Solidarité Savoir- collaborent depuis plus de trois ans avec les pouvoirs publics et la société civile pour lutter contre la déscolarisation. En 2007, notre consortium a créé le site www.jaccroche.be. Il constitue un outil à disposition des jeunes bien entendu, mais il s’adresse également aux parents et aux professionnels désireux de connaître les pistes de solutions possibles.

Elles sont nombreuses et ne demandent qu’à être diffusées. Aussi, Pour la Solidarité s’engage à rassembler tous les acteurs intéressés pour proposer des solutions concrètes et porteuses de résultats.

 

Denis Stokkink 1.JPGDenis Stokkink
Président de Pour la Solidarité (denis.stokkink@pourlasolidarite.eu)

 

 

12/02/2010

L’Europe au secours de la Grèce, une démarche désintéressée ?

La Grèce affiche un déficit budgétaire impressionnant : 12,7% pour 2009, soit bien plus que les 3% prévus dans le Pacte de Stabilité et de Croissance. Elle met donc la zone Euro et la situation économique des autres Etats membres sous pression. A situation d’urgence, réponse d’urgence… Les 27 se sont réunis hier à Bruxelles sous la Présidence d’Herman Van Rompuy. Le but ? Etablir un plan de sauvetage.

La « solidarité » dites-vous ?

Pour bénéficier du soutien des autres pays européens, la Grèce va devoir adopter un plan d’austérité drastique. Parmi les mesures envisagées : réformes fiscales et lutte contre la fraude, recul de deux ans de l’âge du départ à la retraite d’ici à 2015 et réduction sévère des dépenses dans la fonction publique.

Nous regrettons que la priorité de l’Europe consiste à rassurer les investisseurs et stabiliser le cours de l’Euro par essence volatile et spéculatif, alors que le développement d’une stratégie économique et sociale au bénéfice de tous les citoyens piétine.

Nous le déplorons car nous savons que 80 millions de personnes en Europe vivent actuellement en situation de précarité. Dans ce contexte, et qui plus est, dans le cadre actuel de l’Année européenne 2010 de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, est-il réellement opportun d’utiliser de vielles recettes qui ont montré leurs limites ? Il nous semble que le passé a déjà démontré que promouvoir la croissance économique à tous crins, les réductions des dépenses publiques et des budgets sociaux etc. n’était pas la panacée.

Un changement de paradigme est nécessaire. Car seul un modèle de société novateur permettra à l’Europe de préserver à moyen et long terme les conditions nécessaires à la réalisation de l’objectif décidé à Lisbonne en 2000 de parvenir à « une nouvelle économie sociale de marché durable, une économie plus intelligente et plus verte, dans laquelle notre prospérité proviendra de l'innovation et d'une meilleure utilisation des ressources, et dont le principal moteur sera la connaissance».

Lydie Gaudier,
Directrice des projets de Pour la Solidarité

Il paraît que ça forme la jeunesse

leonardo-blog.jpgVoilà quelques jours, dix jeunes andalous fraîchement débarqués de leur Espagne natale ont franchi le seuil de Pour la Solidarité. Grâce à la magie de nos collaborateurs (où est-ce grâce à leur travail acharné ?), quelques heures plus tard, ils s’apprêtaient à rencontrer leur futur employeur belge.

La formule, en quelques mots

Depuis plusieurs années déjà, Pour la Solidarité participe à un projet de mobilité européenne avec l’organisation espagnole CEPES-Andalucia : le projet « Léonardo ».

Notre but est simple : permettre, tous les ans, à de jeunes Espagnols d’acquérir une expérience professionnelle de qualité à l’étranger. Nous nous chargeons notamment de leur trouver des lieux de stage au sein d’une structure d’économie sociale.

Nous les avons donc bien entendu accueillis à bras ouverts dans nos bureaux, mais uniquement pour mieux les pousser dans ceux de leur futur employeur que nous avions préalablement sélectionné avec soin. L’équipe de PLS leur a également proposé des cours de français hebdomadaires, des réunions de suivi et des visites culturelles.

Les objectifs du programme visent à faciliter leur insertion professionnelle, renforcer leurs aptitudes linguistiques et leur permettre de se familiariser aux entreprises socialement responsables.

On leur souhaite donc bon vent et Hasta Luego !

Plus d’info ? Programme

Les écoles belges ? Peuvent mieux faire

 

panneau-ecole-rang.jpgLes écoles belges sont parmi les plus inégalitaires du monde. Ce constat pour le moins interpellant dressé par Jean Hindriks, Professeur d’économie à l’UCL et à la KUL et Marijn Verschelde, Chercheur à l’Université de Gand mérite qu’on s’y arrête.

Il mérite surtout qu’on tente de comprendre  pourquoi le système scolaire belge reproduit les inégalités sociales et comment changer la donne.

C’est précisément une des missions que s’est donné Pour la Solidarité et ses partenaires Solidarité Savoir, SOS-Jeunes et le Rotary Club de Bruxelles, en créant le site www. jaccroche.be. Vous y trouverez toutes les infos relatives à cette étude parue dans Regards économiques, et bien d’autres encore.

 

10/02/2010

Enfin la rentrée pour les commissaires européens !

Hier, c’est sans grande surprise que le Parlement européen a investi la nouvelle Commission pour un mandat de cinq ans par 488 voix (contre 137 et 72 abstentions).

Après une longue période de vacance et alors que l’Union européenne affronte une des crises économiques les plus graves de son histoire, la Commission doit maintenant faire face à de lourdes tâches, notamment réussir la sortie de crise. M. Barroso a donc sans grande surprise placé le retour de la croissance économique au cœur de son action. On notera cependant que le développement durable ne fait pas partie des grandes priorités annoncées.

« Coalition d'hypocrites »

La Commission nouvellement élue doit d’ores et déjà faire face à des critiques, parfois acerbes. Elles concernent notamment son manque d’action face à la situation difficile endurée par certains Etats membres. La Grèce par exemple affiche des déficits publics très importants qu’elle semble devoir affronter seule.

Ce n’est pas tout. Lors d’une intervention remarquée, le co-président du groupe des Verts/ALE, Daniel Cohn-Bendit, a qualifié ses collègues eurodéputes PPE, socialistes et libéraux de « coalition d'hypocrites ». Tous, affirme D. Cohn-Bendit, auraient voté pour une Commission qu'ils ne soutiennent pas vraiment. Alors que, selon lui, le nouveau collège ne dispose ni d’une forte volonté politique, ni de solutions ambitieuses pour sortir de la crise.

Les prochains mois nous diront si la Commission est à la hauteur des défis qu’elle a fixés.