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13/01/2011

Côté d’Ivoire, Hongrie et maintenant Tunisie : les droits de l’homme en berne…

mafate69.jpgLa Tunisie connaît depuis la mi-décembre une vague d’émeutes suite au suicide d’un jeune vendeur ambulant par immolation. La jeune population tunisienne manifeste pour dénoncer le malaise social et la misère vécus par un pays tenu d’une main de fer depuis bientôt 24 ans par le président Ben Ali et sa famille.

La révolte économique et sociale commence d’ores et déjà à prendre un tournant politique avec la revendication du départ de Ben Ali. Le régime n’a pas failli à sa réputation autoritaire : l’escalade de la répression policière, qui se traduit par des tirs à balles réelles sur les manifestants, a fait jusqu’ici entre 20 et 60 morts.

Face au climat de terreur qui règne en Tunisie, quelles sont les réactions de l’Union Européenne et de la France ?

Malgré une réaction plutôt tardive, l’Union Européenne, en la personne de sa chef de la diplomatie Catherine Ashton, a multiplié les déclarations ces derniers jours pour condamner l'usage « disproportionné » de la force dans le pays. Le Ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere suit cet avis en appelant de son côté la Tunisie à respecter les droit de l’homme et à éviter à tout prix le recours à la force. Pour Daniel Cohn-Bendit, la réaction européenne n'est « pas à la hauteur » des événements. Il réclame pour sa part une commission d’enquête internationale ainsi que la suspension immédiate des négociations pour un « statut avancé » de la Tunisie.

Du côté de la France, peu ou pas de réaction. Le porte-parole du gouvernement français, François Baroin, a défendu une « position équilibrée » déclarant : « La Tunisie est un ancien protectorat français. Compte tenu de nos liens d'amitié et de notre histoire commune, aller plus loin serait faire preuve d'une ingérence qui n'est pas du tout la ligne de la diplomatie française. » Notons tout de même que la Côté d’Ivoire était une colonie française jusque 1960 : cela n’a pas empêché le gouvernement et le chef de l’Etat français d’exhorter Laurent Gbagbo à accepter sa défaite au lendemain des élections afin de respecter la démocratie

Audrey Houssière, Pour la Solidarité

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