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06/01/2011

Les enjeux de la Présidence hongroise : (re)mettre l’humain au centre des priorités

ue-hu3.jpgCe premier janvier 2011, la Hongrie a repris le flambeau de la Présidence de l’Union Européenne avec un programme ambitieux en matière de croissance, d’emploi, de renforcement de l’Union sur la scène internationale, d’élargissement et de politique du voisinage.

Pour les Etats membres, la Présidence implique une fonction de modération subtile, forçant à oublier ses revendications nationales à la faveur d’un compromis, mais c’est également l’occasion d’appuyer certains dossiers ou de mettre de nouvelles priorités à l’ordre du jour.

Ainsi, la Hongrie entend avancer un programme marqué par des préoccupations centre-européennes, dans lequel l’influence de ses voisins (essentiellement polonais – d’autant qu’ils sont les suivants sur la liste de la Présidence) joue un rôle non négligeable. Leurs intérêts communs les poussent à appuyer des causes communes, par exemple en matière de réforme de la PAC, de l’élargissement, ou de la gestion de l’eau. Cependant, toutes les priorités ne sont pas nécessairement convergentes et certaines dissensions se font régulièrement sentir, notamment dans le domaine social, qui constitue pourtant un élément central du programme hongrois.

En effet, la Hongrie entend mettre l’humain au centre de ses priorités, en liant croissance économique et modèle social européen au travers de la stratégie EU 2020. La solidarité, la lutte contre la pauvreté, la diversité et l’intégration des communautés Roms sont des éléments indispensables pour y parvenir. Budapest considère la Présidence de l’UE comme une opportunité d’action sur le futur modèle social européen et d’apporter une contribution majeure vers la résolution des grands défis humains qui attendent l’Europe : démographie, politiques familiales, pauvreté, inclusion sociale, ...

Mais la Hongrie a également une tradition eurosceptique forte. Espérons que les contentieux financiers (la Hongrie, non membre de l’Eurozone joue parfois un rôle ambigu dans les négociations économiques) et géopolitiques nationaux ne prennent pas le pas sur le besoin de solidarité.

Céline Brandeleer, Pour la Solidarité

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